25 personnes participent  à cette  marche tonique longue de près de 15 kilomètres. Quelques bons dénivelés à franchir nous attendent.

La nature a  paré notre chemin de fleurs multicolores. Les clochettes blanches et le parfum délicat font du muguet la star du jour. Toutes ces petites merveilles qui tapissent le parterre forestier  sont comme une invitation à venir s’oxygéner. L’attrait pour la nature, qui nous anime, se ravive.

Dès le départ nous pénétrons dans le massif forestier de Montavoir, silencieux, sauvage et sans fin. Nous allons partager ensemble le bonheur que les arbres peuvent nous donner. Du début jusqu’à la fin de notre périple, nous évoluons sous les hautes futaies, dans l’ambiance ombragée de la forêt profonde, sans jamais la quitter. La beauté de ce patrimoine est le fruit d’une sylviculture raisonnée, avec la patience de générations forestiers. Nous prenons plaisir à admirer les arbres, centenaires et majestueux, qui jalonnent notre parcours. Ils font la beauté et la renommée de la forêt que nous parcourons.

L’arbre est apte à vivre très longtemps mais la nature est une maîtresse sévère. Le ravageur changement climatique qui est en cours actuellement vient perturber l’écosystème millénaire des forêts. Prenons l’exemple d’un hêtre adulte. Il peut propulser jusqu’à 500 litres d’eau par jour dans ses branches et ses feuilles. Tant que le sol en contient, il s’y emploie sans modération.  En été, la situation se complique pour lui.  Après seulement deux semaines de fortes chaleurs doublées d’absence de pluie, il se retrouve en difficulté. Si dans le houppier, ses feuilles persistent à réclamer de l’eau alors que le sol est asséché, il vient un moment où la tension dans le bois déshydraté est trop forte. Le tronc éclate, l’écorce se déchire. La blessure lèse les tissus jusqu’au cœur de l’arbre. L’atteinte est si grave que des spores de champignons s’engouffrent dans la fente et commencent leur travail destructeur. On observe de plus en plus ce phénomène sur les arbres et en particulier les hêtres au cours de nos sorties en forêt.

Notre escapade dans un versant parsemé de pierres qui roulent et plus loin de trous de blaireaux nous conduit au fond de la Combe Maîtresse au relief vigoureux. Dans le vallon nous  respirons l’air frais qui descend des versants. Cette bouffée d’air pur est bien venue avant de gravir les dernières pentes de la Combe Venot en suivant l’itinéraire du GR7. Les quelques gouttes rafraîchissantes d’une d’une averse orageuse sont bienvenues juste avant l’arrivée.

Mardi prochain, rendez- vous au port du canal à Rolampont

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Bois de Montots – Rolampont 15 Pont port canal Rolampont

Et voila LIONEL tu as fais fuir toutes les chauves souris

PHOTOS PASCAL