Aubigny-sur-Badin

Un temps d’automne très frais, nuageux entrecoupé d’éclaircies et de petites averses éparses nous accompagne pour notre marche nordique aux alentours de Vaux-sous-Aubigny. Quatorze personnes se rassemblent sur la place du village pour effectuer le parcours de 11,2 km.

Au départ nous traversons le Badin. Dans la traversée de Vaux-sous-Aubigny, nous passons à coté de la maison natale de Charles Dadant est né le 20 mai 1817 et mort le 26 juillet 1902 à Hamilton dans l’Illinois (Etats-Unis) où il émigra en 1863. Dadant est considéré comme l’un des fondateurs de l’apiculture moderne. Il inventa la ruche à cadre Dadant (42 × 26,6 cm) et fonda à Hamilton l’une des premières fabriques de matériel apicole. L’usine reste la propriété de la famille Dadant.

En amont du village, le Badin a érodé le plateau calcaire pour laisser place à une profonde vallée. Cela engendre des belles montées à franchir. Nous profitons de notre passage au centre d’Aubigny pour visiter le lavoir entièrement rénové en 2007. Quelques rayons de soleil font monter la température et illuminent le paysage.

Le relief du plateau est moins tourmenté, à l’exception de deux raidillons. La marche en sous-bois est très agréable. Dans la forêt de Montanson le temps des jonquilles est révolu. En ce début d’automne la forêt à d’autres charmes. Les couleurs chatoyantes des feuillages qui commencent à apparaître sont du plus bel effet.

Nous déambulons tranquillement devant l’impressionnante abbatiale romane Saint-Symphorien d’Aubigny, vestige d’un ancien prieuré fondé au XIIem siècle.Il est toujours agréable d’ admirer son architecture et sa toiture couverte de laves. A côté, les nombreux sarcophages exposés sont le témoignage des inhumations dans le cimetière dès l’époque mérovingienne. C’est ici aussi qu’étaient inhumés les premiers seigneurs du château de Monsaugeon. Nous n’oublions pas de saluer le tilleul remarquable qui nous domine par sa prestance. Cet ancêtre végétal encore bien vivant veille jour et nuit sur les tombes du cimetière depuis 400 ans.

Depuis le point de vue nous contemplons le vignoble replanté à nos pieds sur les coteaux ensoleillés. La vallée de la Vingeanne se dévoile à perte de vue en fond de décor. Nous profitons un instant de la beauté et de la sérénité du site.

Nous descendons le sentier qui longe une partie du vignoble. Avec une production annuelle moyenne de 100 000 bouteilles, le domaine du Muid Montsaugeonnais, (13 ha plantés sur 4 communes), offre des vins (blanc, rosé, rouge et crémant) de qualité.

Sous une température très fraîche pour la saison, notre activité a été tonique, avec en toile de fond : convivialité, bonne humeur et sensation de bien-être.

AP

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