Sentier Botanique – Auberive.

Ce matin l’été s’achève. Dans notre hémisphère Nord, ce mardi 22 septembre 2020 nous entrons précisément dans l’automne  à 15h30… et 38 secondes (heure française). L’équinoxe correspond en effet à un instant astronomique bien précis, lors duquel le soleil passe au zénith de l’équateur terrestre.

L’entrée dans la saison automnale rime souvent avec une fatigue générale, y compris du côté du moral. Conserver une activité physique améliore à la fois le bien-être, grâce à la sécrétion d’endorphines, et le sommeil. Bouger en extérieur, tel que nous l’avons ce matin par mont et par vau du coté d’Auberive et de Rouelles, nous a apporté un bénéfice supplémentaire : celui de la lumière du jour, et ses effets positifs sur l’humeur. Chacun d’entre nous peut témoigner que la fraîcheur matinale au contact de la nature a décuplé notre bonne humeur tout au long de ce beau parcours vallonné.

Nous terminons donc l’été d’une bonne manière… Dès le départ nous pénétrons dans le massif forestier de Montavoir, silencieux, sauvage et sans fin… Nous arrivons au pont Griselin. Il a été construit en même temps que le château d’Auberive et son parc au sortir de la révolution. Cette grosse maison bourgeoise et ses dépendances furent bâties par Camille MOINE, ancien maître des forges à Auberive. On distingue dans le parc derrière le grand mur d’enceinte, les vestiges d’un authentique jardin anglais avec étang et orangerie du XIXe siècle.

Plus loin s’ouvre devant nous une grande clairière. A l’orée du bois, nous découvrons Rouelles flanqué au fond d’un vallon ceinturé par la forêt de Montavoir et le Bois Razel à proximité de la source de la Peutefontaine. C’est comme le bout du monde ou l’homme a façonné la nature et la nature a façonné l’homme… Le petit village respire calmement, loin des milieux bouillonnants. On y découvre des belles bâtisses : le lavoir, l’église de l’assomption de la Vierge, deux tilleuls séculaires, des cabanes perchées, un ancien château et une vaste maison ayant abrité un établissement industriel. En effet au 18em siècle, une verrerie était en pleine activité. Elle s’était implantée dans les dépendances du château, « un bâtiment carré précédé d’une cour herbue et flanqué aux ailes de tourelles en forme de pigeonnier ». Cette manufacture de glaces rivalisait avec la célèbre maison de Saint-Gobain. Cet important établissement industriel est devenu actuellement une résidence secondaire.

A. Thieuret (1833-1907) grand écrivain qui chantait les terroirs, les forêts, les petites villes bourgeoises, c’est inspiré dans cette contrée de Rouelles pour écrire son roman « la Sauvageonne ». Dans ce roman, l’auteur nous invite à découvrir comment deux femmes et un homme, acteurs d’une société provinciale a priori sans histoire, vont s’engager sur les chemins d’une même destinée. « Sauvageonne » tire son succès du contraste par lequel André Theuriet fait d’un bourg forestier (en l’occurrence Rouelles), cadre idéal à la vie, le théâtre d’un imbroglio oppressant, où la question de l’épanouissement des êtres est posée.

Nous rejoignons notre base de départ par le chemin pentu qui traverse le Bois Razel. Nous marchons ensuite sur les pas des Romains puisque nous empruntons l’ancienne « Route Romaine » qui à conservé son ancien pavage depuis des millénaires.

Malgré la fraîcheur matinale, quelques montées ont fait perler la sueur sur notre peau. Seuls les souvenirs d’un beau patrimoine naturel et architectural resterons à jamais gravés dans nos esprits.

A.P.

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