Les Marnières Bussières-les-Belmont.

Tout au long des 13 km 300 d’un parcours vallonné, les 31 randonneurs ont pleinement profité sous un soleil radieux, des trésors et surprises en tout genre que leur offre la nature.

A partir du carrefour des quatre sapins, nous pénétrons dans les profondeurs du grand massif forestier de  la forêt domaniale de Bussières d’une superficie totale de 1155 ha. Chemin faisant, nous effleurons  la forêt de Champsevraine : 771 ha et la forêt de Fayl-Billot : 934 ha.

Notre circuit est un dédale de montées, de descentes. Secret et sobre, sans balisage, il est aussi un peu farouche avec ses recoins sauvages.

Nous profitons pleinement de l’air pur des bois. Le précieux joyau de soleil que l’on entrevoit entre les futaies de chêne et de hêtre, nous offre des belles plages d’ombre et de lumière, de quoi ravir les amateurs d’aventure verte que nous sommes.

Avec un regard botanique on décèle le rôle de l’homme dans la composition même de la forêt traversée. Il est difficile de parler ici d’espaces vierges. L’homme a façonné les peuplements en créant un équilibre entre ce que lui offrent la nature et ses besoins économiques de notre société. Depuis plusieurs années les arbres souffrent d’un très important déficit hydrique. On constate localement des dépérissements d’individus, notamment des frênes et des essences introduites telles que les résineux.

 La forêt protège nos réserves d’eau qui se font de plus en plus rares en cette période de grande sécheresse, Nous traversons un ru. Son léger filet d’eau s’écoule à demi-pente dans un ravin. L’eau vagabonde coure vers la rivière « le Salon ». Si infime soit elle, chaque goutte d’eau  concours à la vie. Sans elle la terre devient désert aride, pays de la faim et de la soif. Hommes, bêtes et végétaux sont voués à la mort.

                   La fougère aigle, envahit les zones dégagées et les clairières. On en rencontre à tout bout de chemin. Elle pousse sur sol acide et est potentiellement immortelle grâce à son rhizome qui peut vivre près de 1000 ans. 

  Nous sortons du bois pour rejoindre Bussières-les-Belmont. Les cultures de l’osier se perpétuent ici depuis plus de trois siècles. Disséminées dans la campagne elles font avec le travail traditionnel de l’osier, la renommée de la bourgade de  Fayl-Billot.

Les coteaux ensoleillés sont le domaine des vergers. L’année 2020 est particulièrement bénéfique pour la fructification de toutes les espèces d’arbres. Quelques quetsches glanées sur le bord du sentier sauvage font frétiller nos papilles.

La dernière montée nous permet de nous extraire de la profonde vallée du Salon. Les gouttes de sueur qui perlent sur notre peau n’altèrent pas notre moral et notre bonne humeur.

Mardi prochain de nouvelles découvertes nous attendent de coté de Poulangy Nous irons percer les secrets des multiples merveilles au charme incontestable du Val Moiron, véritable mosaïque de milieux naturels exceptionnels.

A . P

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