la tufière de Rolampont.

Adieu vive clarté d’un été déjà loin et bienvenue au soleil radieux de cet après-midi d »automne.

Nous sommes 20 marcheurs nordiques qui profitons des conditions météorologiques très favorables d’une saison merveilleuse. Les couleurs chatoyantes comme le rouge ou le doré des sous-bois commencent à s’affirmer. Nous goûtons en forêt à des bonheurs enivrants de senteurs…

Notre première étapes s’arrête près des vestiges du mausolée gallo-romain de Faverolles. édifié dans la première moitié du 1er siècle après J-C. Le site du mausolée constitue un témoignage exceptionnel du passé. L’ensemble du mobilier trouvé ici est réuni dans le musée aménagé à cet effet au centre du village de Faverolles.

Notre seconde étape se situe devant l’église Saint-Germain de ce même village. Il s’agit d’une ancienne chapelle des Templiers remaniée au XVIIIem siècle.

Au cours de notre traversée de Faverolles, nous remarquons l’architecture des maisons paysannes traditionnelles. Organisées par travées, elles présentent trois espaces attribués tour à tour à l’habitation des hommes, au logement des gros animaux et la grange servant au stockage du fourrage et des grains. Les façades s’ornent quelque fois d’éléments décoratifs que l’on découvre en étant attentif : pierres à dédicace indiquant la date de construction de la maison, cadran solaire, plante grimpante, poirier ou pied de vigne symbole de fécondité du foyer, niche avec un saint protecteur ou goulotte d’évacuation des eaux usées de l’évier.

 Evoquons à présent le nom de Faverolles. Ce nom est comme un nom de famille, une sorte d’héritage légué par les ancêtres; il est imprégné des souvenirs et des traditions transmis à travers les âges. « Faverolles », diminutif de Favière, semble indiquer que l’on trouvait autrefois sur ce territoire, de petites plantations de fèves.

En sortie du village, proche de nous, de vieux vergers plantés de pommiers et de quetschiers servent de lieu de pâture. Les sillons que l’on devine sur leur sol laissent supposer que ces parcelles étaient cultivées au siècle dernier. Ces sillons nommés «ados», réalisés par la charrue versante, étaient destinés à drainer l’eau de surface.

Avant de retrouver la forêt, les paysages ondulés s’étalent autour de nous jusqu’à la ligne d’horizon. La bise qui souffle sur les hauteurs du plateau vient caresser notre peau découverte.

Nous terminons notre périple à la tufière. L’eau qui sort du seuil de la roche calcaire est pure. La grande qualité de l’eau est liée à la couverture forestière située en amont. La source a un petit débit mais ne tarit jamais. C’est  là aussi un des principaux brevets de longue vie de la tufière dont le besoin d’eau pour vivre est fondamental.  Dans ce laboratoire naturel l’eau continue inlassablement de tout pétrifier sur son passage. Elle encroûte d’une pellicule blanchâtre le moindre fragment végétal, la plus petite marche qui lui sert de cascade.

Encore une belle marche nordique à la fois tonique et culturelle dans un beau patrimoine naturel et architectural ensoleillé.

A.P.

PHOTOS NOËL ET PASCAL

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